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(Pour des raisons de
confidentialité, les noms de certains FF.'. cités dans ces 2 planches gravées Histoire(s) de la J\ et P\ Loge "La Fraternité" à l'Or\ d'Yverdon-les-Bains, de 1872 à 1999(Planche gravée présentée au Temple le 29.01.2009 par le M.'. en Ch.'. Daniel B.) Seize maçons, habitant la région d'Yverdon-les-Bains, mais appartenant à différentes Loges – dont "Espérance et Cordialité" à l'Or\ de Lausanne – se sont réunis, le 30 octobre 1872, au Café des Casernes à Yverdon, pour y fonder ce qui deviendra la Loge "La Fraternité". Les procès-verbaux disent que ces FF\ avaient de la peine à assister au Tenues de leurs Ateliers respectifs, étant donné la distance qui les séparait de leur domicile. Il est vrai, qu'à l'époque, les déplacements étaient beaucoup plus difficiles qu'aujourd'hui. Des démarches ont été immédiatement entreprises auprès de la GLSA pour faire reconnaître ce nouvel Atelier. Mais ce n'est qu'en date du 27 décembre 1873 qu'une autorisation de principe nous a été accordée. Le premier Coll\ des Off\ a été installé provisoirement le 31 mai 1874, dans une salle du Café du Tilleul, à la rue des Remparts – salle louée à cet effet – en présence de 90 FF\ provenant de 13 Loges amies. Précisons que sur les 14 membres fondateurs de notre Loge, 8 provenaient de la Loge "Espérance et Cordialité" à l'Or\ de Lausanne. Nous considérons par conséquent cet Atelier comme étant notre Loge mère. Relevons également que notre Atelier travaille au "Rite Écossais Ancien et Accepté", sur la base des rituels de certaines Loges lausannoises. C'est l'occasion de rendre hommage aux anciens FF\ qui ont conçu nos rituels, car ils connaissaient bien la valeur puissante de la parole en tant qu'enseignement ésotérique. Quant au parchemin attestant la reconnaissance de la Loge "La Fraternité" par la GLSA, il est daté du 1er décembre 1874 et il est exposé dans la vitrine de notre salle humide. Notre Loge porte le numéro 35 des Ateliers de l'Alpina. Mais quelle était donc la situation à Yverdon à l'époque de la création de la Loge "La Fraternité" ? En 1870, Yverdon comptait 5927 habitants, dont 527 Bourgeois, 2899 Vaudois, 1866 Confédérés et 592 étrangers (10 % des habitants). En 1880, la population est 6024 habitants, dont 405 Bourgeois, 3232 Vaudois, 1854 Confédérés et 477 étrangers (8 % des habitants). On peut donc admettre qu'en 1874, au moment de la création de notre Loge, la ville comptait environ 6'000 habitants. L'administration communale est encore une organisation très sommaire :
Cette administration ne coûte pas cher, env Fr 130'000.-, mais elle n'encaisse guère que Fr 125'000.- et la commune, dans cette période déjà, est en déficit. Pour vous donner une idée du coût de la vie à cette époque, sachez que
La deuxième moitié du 19ème siècle (1850 – 1900) est une période de profonds chambardements dans notre région. La création du marché commun helvétique, en 1848, avait déclenché l'ouverture de l'ère industrielle en Suisse; mais dans le canton de Vaud ses effets ne se feront véritablement sentir qu'à partir des années 1890. Ce sont surtout les grands travaux ferroviaires qui provoquèrent une impulsion nouvelle. En 1852, le canton de Vaud accordait sa première concession à la liaison Morges - Yverdon, avec un embranchement à Bussigny pour la future ligne vers Lausanne. Au printemps 1855, la ligne Yverdon – Bussigny était achevée, puis prolongée deux mois plus tard jusqu'à Morges et enfin en 1856 raccordée à Lausanne. Il faudra attendre 1859 pour la mise en service du tronçon Yverdon – Vaumarcus, la fin de 1860 pour aller en train jusqu'à Bienne. La ligne Yverdon – Payerne sera achevée en 1876. La ligne Yverdon – Ste Croix, après deux projets avortés en 1857 et en 1873, sera relancée en 1890 et mise en service à fin 1893. Il est intéressant de constater que la fondation de "La Fraternité", se situe 18 ans après l'ouverture de la ligne de Lausanne, 19 ans avant celle de Ste-Croix et juste au moment de la construction de la ligne de Payerne. La période de 1850 – 1860 connaît un essor extraordinaire de la navigation à vapeur, fondé sur la perspective d'une complémentarité entre le rail et l'eau. On a compté à cette époque jusqu'à trois compagnies et une demi-douzaine de gros vapeurs. Mais le rail, plus rapide, plus régulier et plus pratique, l'emporte pour le trafic des marchandises et la navigation périclite. En 1872, on assiste à des fusions et à la création de la Société de navigation à vapeur des lacs de Neuchâtel et Morat. C'est l'année même où des FF se réunissent au café des Casernes pour discuter de la création d'une Loge à Yverdon. C'est aussi l'époque de la première correction des eaux du Jura, l'une des principales opérations hydrographique qui ont été menées en Suisse. Elle engage en effet toute la région des lacs jurassiens (Neuchâtel, Bienne et Morat), avec les marais des plaines de l'Orbe, de la Basse-Broye et du Seeland. Les travaux, conçus par l'ingénieur cantonal grison Richard La Nicca, commencent en 1868 et s'achèvent en 1891. En 1879, on abaisse le niveau moyen du lac de Neuchâtel d'environ 2,30 m. Yverdon gagne 130 hectares de terres nouvelles sur le lac, peut enfin commencer de construire un réseau d'égouts dignes de ce nom, mais la ville découvrira quelques années plus tard les revers de cet abaissement du lac, qui fait descendre la nappe phréatique, menace les fondations du château et provoque d'importants tassements de la plaine de l'Orbe. Parmi les événements qui ont marqué la période de la fondation de notre Loge, on ne saurait oublier le conflit majeur qui éclate en Europe, opposant la France de Napoléon III au Reich conquérant de Bismarck. La guerre tourne rapidement au désastre pour les Français; Paris est assiégée durant l'hiver rigoureux de 1870 – 1871. L'armée républicaine de l'Est, du général Bourbaki et du colonel Denfert-Rochereau se trouve encerclée dans les environs de Belfort; elle ne doit son salut qu'à sa fuite en Suisse, franchissant la frontière aux Verrières, à Vallorbe et aux Fourgs derrière Ste-Croix. Il s'agir d'héberger 54'000 hommes en piteux état et 8'000 chevaux affamés, tout cela accompagné d'un armement considérable. Des dispositions sont rapidement prises par le Conseil fédéral et les autorités cantonales pour répartir ces "internés" dans différentes villes. A Yverdon, les casernes ne suffisent bien sûr pas à loger tout ce monde; on réquisitionne les églises, le château, l'ancien tirage et tous les édifices publics possibles, cela durant une quinzaine de jours. L'artillerie et les chariots sont déposés dans le vaste champ situé à la rue Haldimand, au-delà de l'ancienne tuilière. Un bon millier de soldats restent à Yverdon pendant plusieurs semaines, encadrés par des soldats suisses qui sont, eux, logés chez l'habitant. C'est une lourde charge pour la population yverdonnoise et pour ses autorités, qui ont même dû recourir à un emprunt de Fr 20'000.- pour acheter des victuailles et des fourrages. Cette situation exceptionnelle pour notre pays et notre ville a-t-elle joué un rôle dans la constitution, une année plus tard, de notre Loge ? Un jour peut-être, un archiviste franc-maçon pourra répondre à cette question. Mais revenons à notre Loge de 1874. La Fraternité a connu rapidement un développement réjouissant. C'est ainsi qu'en moins de 2 ans, elle a plus que doublé son effectif, 15 nouveaux membres ayant rejoint notre Chaîne d'union. En 1878, notre Loge s'est sentie à l'étroit dans le local qu'elle louait à la rue des Remparts. Grâce à son développement et à l'état favorable de ses finances, elle a décidé de devenir propriétaire et de construire l'immeuble dans lequel nous nous trouvons à la rue Pestalozzi, ceci par l'intermédiaire d'une société anonyme. La cérémonie d'inauguration de ce nouveau Temple a été célébrée le 6 juin 1880, en présence de 160 FF\ Il convient de préciser, qu'à l'époque, le Temple n'était pas situé au sous-sol de notre immeuble, mais bien au niveau supérieur. Ce qui serait intéressant de savoir, c'est comment s'organisaient alors les Tenues et les agapes sur un seul et même niveau. On ne peut qu'essayer d'y réfléchir, car nos anciens FF\ ne l'ont précisé nulle part. En 1904, lors du 30ème anniversaire de sa fondation, notre Loge comptait déjà 84 membres. Il faut se rappeler que le tournant du siècle (les années 1890 à 1910) constitue une période de développement extraordinaire pour Yverdon. Aux Ateliers CFF et à la fabrique Vautier (cigarettes), viennent s'ajouter la savonnerie Péclard, les usines Leclanché et Vibo, La Nationale à Champagne. C'est aussi l'essor du commerce (Grands Magasins Gonset) et des banques, Piguet, Union vaudoise du crédit, Crédit yverdonnois. C'est enfin une période faste pour les Bains qui connaissent un renouveau spectaculaire et appellent à la dénomination d'Yverdon-les-Bains. La ville bouge, vit intensément et s'agrandit. Il en va de même pour la Loge n° 35, La Fraternité, à laquelle, en 1912, se pose derechef mais avec une acuité accrue, le problème de l'étroitesse de ses locaux. Notre Atelier procède alors au rachat, puis à la dissolution de la société anonyme propriétaire de l'immeuble, ceci avant d'établir un projet visant à transformer l'ancien Temple en salle des conférences et à créer un nouveau Temple au sous-sol. Une année et demi plus tard, soit le 30 novembre 1913, La Fraternité a pu inaugurer ses nouveaux locaux qui sont ceux qu'elle utilise encore aujourd'hui. Moins d'un an après cette inauguration a éclaté le premier conflit mondial qui a eu pour effet de ralentir considérablement l'activité de notre Loge, qui n'a procédé qu'à 3 initiations durant cette période. Passées ces années troublées, notre atelier a immédiatement connu un regain de vitalité, puisqu'en 5 ans, soit de 1919 – 1923, il a enregistré 38 initiations et 3 affiliations. C'est l'époque de la construction des premières usines Paillard à Yverdon En 1924, lors de son Jubilé, La Fraternité comptait 120 membres, dont 9 honoraires. Entre 1925 et 1932, soit durant 7 ans, notre Atelier a eu le plaisir d'accueillir dans ses rangs 41 nouveaux FF\ , si bien que notre Loge a atteint alors l'effectif de 130 membres, ce qui constitue un record absolu pour notre atelier. Mais dès 1933, la malice des temps s'est à nouveau manifestée avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler qui, dès 1934, a interdit la Maçonnerie sur tout le territoire du Reich. Les Loges allemandes furent pillées et de nombreux Maçons jetés en prison ou internés dans des camps de travail. En Suisse, cette vague antimaçonnique nazie a suscité le dépôt, malheureusement par un Vaudois, le col. Fonjallaz, d'une initiative constitutionnelle visant à interdire la Franc-Maçonnerie sur le territoire de la Confédération. Cette initiative relayée notamment par le frontiste Oltramare de Genève a fort heureusement été rejetée par le peuple suisse, en date du 28 novembre 1937, à la très forte majorité de 515'000 non contre 235'000 oui. Il n'en reste pas moins que la haine engendrée par cette campagne anti-maçonnique, suivie 2 ans après par la déclaration de guerre, a porté préjudice à la Maçonnerie suisse et à notre Loge en particulier. Quelques-uns de nos membres, craignant les conséquences qu'aurait entraînées une victoire des puissances de l'Axe, ont quitté nos rangs. En outre, les absences fréquentes et parfois de longue durée des Maçons mobilisés ont sensiblement ralenti nos Travaux. Le porche de notre Loge a même été réquisitionné par l'Armée pour y installer un bureau. Toutes ces circonstances ont eu une influence néfaste sur la rentrée des cotisations. C'est ainsi qu'en octobre 1940, seuls 18 FF\ sur 90 étaient en ordre avec la caisse. En 7 années, soit de 1936 à 1942, notre Atelier a eu à déplorer 13 passages l'Or\Céleste, 12 démissions et 13 radiations, soit 38 départs contre une seule initiation. C'est donc avec des finances extrêmement précaires que notre Loge s'est retrouvée à la fin de la guerre en 1945. Aucun Fr\ ne voulant alors assumer seul la direction de notre Atelier, il a fallu recourir, durant une année, à un organe bicéphale composé des 1er et 2ème Surv\ pour assumer cette direction, ce qui a été admis, à titre exceptionnel, par la GLSA. Cette situation n'a heureusement pas duré et à partir de 1947, le 1er maillet de notre Atelier a été repris d'une main ferme par un nouveau Vénérable qui s'est attelé au règlement des cotisations arriérées, ainsi qu'aux travaux de réfection du Temple. En 1949 et eu égard à sa situation financière, notre Loge a célébré très simplement son 75ème anniversaire par une Tenue solennelle à laquelle ont assisté une centaine de FF\ Précisons que, durant les 75 premières années de son existence, notre Loge a eu le privilège de donner la lumière maçonnique à 440 apprentis maçons. En 1954, notre Atelier a été rattrapé par la malice des temps ou plutôt du temps. En effet, au cours de l'hiver 1954-55, notre bâtiment a subi à deux reprises des inondations qui ont empêché les Travaux de se dérouler normalement. On a mesuré 15 cm d'eau dans le Temple et il a fallu demander l'hospitalité des Loges lausannoises pour nos Tenues. La proximité du canal, à l'est de notre bâtiment, ainsi que la mauvaise isolation des fondations de ce dernier le rendaient vulnérable aux infiltrations d'eau. Il a donc fallu procéder à la réparation des dégâts, de même qu'aux travaux indispensables en vue d'éviter la répétition de tels dommages. Plus rien à signaler ensuite jusqu'en 1967, année durant laquelle il n'a été procédé à aucune initiation. Comme on le voit, le problème du recrutement était alors déjà d'actualité. L'année 1974 a été marquée par la célébration du 100ème anniversaire de notre Atelier, ce qui a motivé une nouvelle réfection générale de nos locaux et de notre immeuble pour un montant de plus de Fr. 80'000.- Quant à la Tenue solennelle qui a marqué cet anniversaire, elle a eu lieu à l'Aula Magna du Château d'Yverdon, aménagé en Temple pour la circonstance. A noter encore que lors de la célébration de son centenaire, notre Loge comptait 86 membres actifs et honoraires. Durant l'année qui a suivi la célébration de son centenaire, soit en 1975, notre Loge a pu procéder à pas moins de 9 initiations. Malheureusement, il a fallu déplorer 7 passages à l'Or\ céleste au cours de cette seule et même année. En 1978, plusieurs modifications sont apportées dans l'organisation du Temple : emplacement des colonnes, ainsi que des pupitres des 1er et 2ème Surv\ , de l'Orat\ et du Secr\ , de même que le sens des voyages, si bien que les anciens FF\ ont mis quelques temps avant de s'y retrouver. 1984 voit notre Loge entreprendre de nouveaux travaux de rénovation de son bâtiment, plus particulièrement du Temple et de ses abords, pour un montant de l'ordre de Fr. 70'000.- Du 31 mai au 2 juin 1985, notre Atelier a l'insigne honneur d'accueillir les assises de la GLSA. La Tenue solennelle de Grande Loge a lieu le dimanche 2 juin à la salle du Casino, aménagée en Temple. En 1991, un groupe de FF\ oeuvre tant matériellement que financièrement à la réfection du buffet, ainsi que du porche de nos locaux. 1993 et 94, nouveaux travaux. Il est décidé de procéder à la réfection complète de la salle humide, ainsi que de l'appartement de service et de la toiture de la cuisine pour un montant total de plus de Fr. 180'000.- Comme on le voit, notre bâtiment, sans être une cathédrale, est néanmoins un chantier quasi permanent, ce d'autant que la réfection complète de la toiture de notre immeuble est en voie d'achèvement, si bien qu'on peut affirmer que nous sommes maintenant bien couverts extérieurement, au propre comme au figuré. En 1999, La Fraternité a eu le privilège de fêter son 125ème anniversaire par diverses manifestations sur lesquelles je ne m'étendrai pas, parce qu'elles sont encore à l'esprit de presque chacun d'entre nous. Ajoutons que la même année, 5 FF\ de notre Atelier ont donné leur démission afin de participer à la création de la nouvelle Loge "Calédonia" à l'Or\ de Morges, de telle sorte que l'effectif de notre Atelier s'est restreint à de 66 membres. Il convient de préciser encore, qu'à 3 reprises, des FF\ de notre Atelier ont été appelés pour siéger au sein du Coll\ des G\ Off\ de la GLSA, à savoir les FF\ Louis Collet en 1927, Charles Monti en 1978 et E.T. en 1999. Enfin, relevons que 30 Vén\ se sont succédés à la tête de notre Atelier depuis le début de son existence jusqu'en 1999. A l'image de la vie, cette histoire est faite alternativement de joie et de soucis. Les difficultés n'ont certes pas manqué tout au long de l'existence de notre Atelier. Mais il s'est toujours trouvé suffisamment de FF\ tenaces et courageux pour les surmonter et pour assurer la pérennité de notre Loge. Il convient de rendre hommage à tous ces FF\ ,
connus ou inconnus, qui nous ont précédés et dont le dévouement doit
susciter notre admiration et notre reconnaissance. Sources : - Manuscrit du Fr\ Pierre Marendaz,
repris avec son plein accord
Histoire(s) de la J\ et P\
Loge "La Fraternité" à
l'Or\ d'Yverdon-les-Bains, de 1999 à 2009 1999 «.. Il y a peut-être beaucoup de prétention à vouloir écrire une histoire du modeste Atelier qu’est notre Fraternité ; car pour une tâche aussi désireuse que délicate, il faudrait des faits importants, des événements considérables de nature à jeter un grand éclat sur notre Loge. Or nos archives, consciencieusement fouillées, ne nous ont rien fourni de semblable. En revanche l’esprit de persévérance, de courage et de cordialité y a fait ce que souvent les meilleures intentions ne réalisent pas ; cet esprit vraiment Maçonnique a assuré tout d’abord l’existence de notre Loge, puis, ce qui vaut mieux encore, il lui a procuré la considération et la prospérité …» C’est en ces mots que débutait l’opuscule édité en 1924 pour les 50 ans de notre Atelier. Nos Frères de l’époque étaient certainement trop modestes car à y bien regarder, l’Atelier comptait alors 120 membres actifs et venait d’organiser, en 1922, les Assises de Grande Loge à Yverdon (qui n’était pas encore -Les Bains !) 125 ans plus tard, soit en 1999, nous entamions une série de commémorations en l’honneur des 125 ans de notre Loge La Fraternité. Ces festivités se déroulèrent en trois axes principaux ;
La Tenue rituelle au Temple fut rehaussée par la présence de notre TRGM d’alors, le Frère Jean-Jacques Sunnier, cérémonie à laquelle assistèrent un grand nombre de FF\ dont 38 visiteurs. Le Vénérable Maître en charge, notre F\ Raymond. de R. ayant exprimé le désir de renoncer à sa charge, il a également été procédé au cours de cette Tenue, à l’installation du nouveau Maître en Chaire en la personne de notre Frère Jean-Jacques D. 10 jours plus tard, notre Loge organisait à l’Aula Magna du Château une conférence blanche ouverte sur le thème « La FM à cœur ouvert ». Cet exposé, qui a été suivi d’un débat, a été présenté par le Frère Daniel Beresniak, écrivain et conférencier français de renom.Enfin, le samedi 27 mars, un repas commémorant ce 125ème anniversaire fut organisé à Vallorbe dans l’établissement de notre F\ A. G., avec nos sœurs et compagnes, en remerciements de leur aide et de leur disponibilité. Sur le plan financier, les comptes relatifs à la célébration de ce 125ème anniversaire ont dégagé un bénéfice, grâce à la générosité de nombreux FF\ . Il est à relever qu’à l’Assemblée Générale suivante, il sera décidé la création d’un fond de réserve alimenté par une attribution annuelle fixe de mille francs, afin de pouvoir disposer d’un montant suffisant pour fêter dignement le prochain 150ème en 2024. Cette année 1999 fut aussi une année à rebondissements. En effet, 5 membres de notre Atelier nous ont quitté pour créer leur propre Loge. Cette scission, car il faut bien appeler ce départ par son nom, ne s’est pas franchement passé dans l’allégresse. Le traumatisme a été profond, les blessures difficiles à cicatriser. Les opinions étaient divergentes, mais il est faut bien constater que, malgré une vie communautaire de plusieurs dizaines d’années pour beaucoup d’entre eux, que nous n’ayons pas pu - ou pas su - trouver un terrain d’entente. Beaucoup d’interrogations, constat d’échec !…Au cours de cette année nous avons également eu le chagrin de voir s’en aller pour l’Orient éternel notre F\ Edgar Raymond, pilier de notre Atelier et ancien Vénérable M\ en Ch\ Et pour couronner le tout nous avons dû nous séparer de 3 Frères, exclus de la Loge pour de justes motifs. 2000 Année du siècle, annoncée comme celle de tous les dangers. Souvenez-vous du « Bug » des ordinateurs programmé au soir du 31 décembre ! Fin du monde annoncée par les millénaristes déçus par le loupé de l’an mil ! 850 catastrophes naturelles recensées pour cette seule année. Deux initiations et la remise de la médaille d’argent de l’Alpina, par notre Respectable Grand Officier E. T. à notre Frère Pierre M. Deux initiations, deux démissions, l’effectif de notre Loge reste stable avec 68 membres. 2001 A la demande de la commission des Rituels, notre Loge s’est penchée sur l’éventualité d’introduire, lors du déroulement des voyages d’initiation, la référence au 4ème Elément, à savoir l’Air. Après une discussion nourrie, cette idée ne fut toutefois pas retenue. Durant l’année en question, notre Loge a néanmoins eu la joie d’accueillir deux nouveaux maillons et d’honorer notre Frère Arthur L. pour 50 ans d’appartenance à notre Ordre. Le départ de 5 Frères pour fonder la Loge Calédonia a eu pour effet de souder les membres de notre Atelier; les épreuves subies nous ont renforcé, la tolérance, la fraternité et la cohésion des FF\ s’en sont trouvées raffermies. La diminution des effectifs de notre Atelier a obligé certains Frères à se réveiller et à nous présenter des planches d’excellente qualité. Des conférenciers de l’extérieur ont été appelés. Leurs apports, leurs visions autres que celle installée par une routine ronronnante, nous ont ouvert des horizons nouveaux, sujets de discussions et de réflexions bienvenues. 2002 Le VMC Jean-Jacques. D. étant parvenu au terme de son mandat, il est remplacé par notre Frère Olivier S. Son installation coïncida avec la remise de la médaille d’argent à notre Frère Charles Daehler pour un demi-siècle d’appartenance à notre Loge. Notre Frère Edgar T., ancien VMC. ancien MD et ancien Grand Officier de l’Alpina est nommé membre d’honneur de notre Atelier pour son engagement sans faille pour la Maçonnerie en général et pour la Fraternité en particulier. Cette année a vu également l’abattage du vénérable pin ornant notre jardin. Celui-ci présentait un certain danger pour la toiture de notre immeuble. Une équipe dévouée s’est attelée à cet ouvrage et notre Frère Pascal en a profité pour sculpter le tronc, à la tronçonneuse, un magnifique « compagnon » est né. Par ailleurs, il a été procédé à la réfection complète de ladite toiture, plus particulièrement au remplacement des ardoises par des tuiles, avec une sous-couverture en Stamisol, ainsi qu’à la pose d’une nouvelle ferblanterie en cuivre. Le coût de ce travail important, primitivement devisé à Fr. 60'000.-, a finalement pu être ramené à moins de Fr. 56'000.-, grâce au bénévolat de plusieurs FF\ 2003 Notre VMC Olivier S a demandé, pour des raisons de santé, d’être libéré de sa charge. Répondant à l’appel de ses FF\ , le Frère Luc R. s’est déclaré prêt à reprendre le Premier Maillet de notre Atelier. Cette année encore, nous avons la joie de remettre une médaille d’Argent de l’Alpina pour 50 ans d’appartenance à notre confrérie Cette fois c’est notre Frère François D. qui est honoré. Enfin c’est le Frère Raymond de R. qui reprend le poste de Maître député, laissé vacant par notre Frère Jean-Paul C. arrivé au terme de son mandat. Au cours de ce millésime nous n’avons malheureusement procédé à aucune initiation. Par contre, nous avons enregistré une démission, déploré 2 décès et une radiation, ce qui porte notre effectif à 61 membres. 2004 En présence d’une centaine de FF\ venus de tous les horizons, notre Très Respectable Grand Maître Alberto Menasche félicite et honore chaleureusement notre Frère Louis Lutz pour 75 ans de bons et loyaux services au sein de notre Obédience. Il est à relever qu’en 1979, c’est déjà notre Frère Alberto qui, en tant que Grand- Maître adjoint, avait remis la médaille d’argent à notre Frère Louis. Relevons au passage la fraternité, l’amour et la douceur de notre Frère Louis. Au long de cette année 2004, nous tentons l’expérience de proposer une conférence blanche à l’intention des profanes intéressés, conférence avec débat, présentée par notre Frère Raymond de R. sur le thème « Etre FM au 21ème siècle » Cette conférence a attiré un grand nombre de profanes et de Frères d’autres Ateliers.Nous devons malheureusement déplorer le départ pour l’Orient Céleste de notre Frère Charles Daehler qui avait reçu la médaille de l’Alpina deux ans plus tôt. A la fin de cette année 2004, Monsieur C., confronté à de graves problèmes de santé a du renoncer à sa fonction de servant. Suite à un appel au sein de notre Atelier, notre F\ John. J. se propose pour reprendre le poste et l’appartement de notre immeuble. 2005 Cette année voit le rapprochement avec la Loge Prométheus à l’Orient de Soleure, dont nous recevons une forte délégation à l’occasion d’une Tenue d’Initiation. Nous avons également l’occasion de fêter notre Frère Claude-Alain A. et son épouse Françoise au cours d’une Tenue de reconnaissance maçonnique de leur mariage. L’expérience de l’an dernier ayant été un franc succès nous proposons à nouveau une conférence pour les profanes. Celle-ci porte cette fois le titre de « Humanisme et F\ Maçonnerie » 2006 Notre Frère Luc R. arrivant au terme de son mandat, l’Atelier fait appel à notre Frère Daniel B. pour diriger la Loge. Au cours de l’installation du nouveau Vénérable, et à l’instigation de notre Frère L. R., nous avons le plaisir de recevoir deux nouveaux membres d’honneur en la personne des Frères Gaston R. et Jean-Jacques C., nominations méritées par les nombreux services rendus au sein de l’Atelier. En ce mois d’avril, nous avons la tristesse de perdre notre estimé Frère et membre d’honneur Louis Lutz, parti pour l’Orient éternel. Notre Frère Louis avait été initié en 1929 et nommé Membre d’honneur en 1994. En 2004, notre Très Respectable Grand Maître Alberto Menasche lui avait remis à titre exceptionnel une médaille d’or de l’Alpina pour 75 ans de fidélité à notre Ordre. A l’initiative de la Loge Tradition, de nombreux Frères participent à une conférence blanche fermée - réservée aux initiés toutes obédiences confondues - présentée par Monseigneur Genoud sur le thème « L’inaliénable dignité de la personne humaine et la plus value chrétienne » Conférence au demeurant intéressante, nonobstant le ton scolastique d’un « professeur » parlant à ses élèves. Le rapprochement avec la Loge Prométheus se conforte par des visites réciproques et soutenues. 2007 Notre Frère Raymond de R. arrivé à la fin de son mandat de MD est remplacé par notre Frère Jean-Jacques D. pour une durée statutaire de 4 ans. Cette année est marquée par la réception de deux nouveaux Frères Apprentis et de deux démissions, ce qui porte l’effectif de notre loge à 60 membres. Cette année encore nous nous rendons deux fois en visite officielle dans la Loge Prométheus à l’Or\ de Soleure. Une conférence blanche, présentée sous forme de conférence-débat par notre F\ Raymond de R. sur le thème « Où allons-nous ? » est organisée à l’intention des profanes intéressés par nos principes 2008 Cette année voit la réception d’un nouveau Frère et la réintégration du F\ Jacques W, qui avait démissionné de notre Loge il y a quelques années. Au cours de l’Assemblée des Délégués de la GLSA notre Frère Jean-Paul C. est nommé Grand Officier. La conférence blanche - devenue traditionnelle - est présentée cette année par notre Frère Luc R. sur le thème « Pourquoi et comment devenir F\ M\ de nos jours » Voilà mes FF\ Il y a peut-être beaucoup de prétention à vouloir écrire une histoire du modeste Atelier qu’est notre Fraternité car pour une tâche aussi désireuse que délicate, il faudrait des faits importants, des événements considérables, de nature à jeter un grand éclat sur notre Loge…reprenant ainsi la citation évoquée au début de cette planche gravée. L’histoire de notre Loge est faite de petits riens, de belles choses et de beaucoup d’Amour. C’est pourquoi elle se nomme « La Fraternité » ! Jean-Paul C., janvier 2009
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